La comparaison des surfaces dédiées aux expositions est assez simple :

- Au RDC, cela revient à peu près au même 2 630 m2 en 2019 contre 2 480 en 2024. En gros, les surfaces exploitables perdues sont compensées par celles gagnées.

- Au niveau 1,  les 1 090 m2 perdus sont compensés par les 1000 m2 au sous-sol. En revanche, les 800 m2 de la coursive sont définitivement perdus pour les expositions, puisque la coursive sera une surface de circulation. Quant aux deux balcons (2 x 250 m2), leur fonction (circulation ou expo.) ne semble pas encore être fixée. 

Quoi qu'il en soit, la coursive (800 m2) et les deux surfaces en forme de U au RDC (470 et 370 m2) actuellement dédiées à la science pour un total de 1 640 m2 seront des surfaces de circulation, pas d'exposition.

Pourquoi ?  Réponse : c'est le projet architectural qui l'exige.  

Il faut bien comprendre que l'usage que l'on peut faire d'une grande galerie de 470 m2 n'est pas du tout le même que celui qu'offrent mettons 6 salles cloisonnées de 80 m2 chacune (480 m2) destinées à des présentations, des démonstrations expérimentales, des exposés... comme on en fait aujourd'hui et qui font le succès du Palais de la découverte. Une grande galerie non cloisonnée est plutôt adaptée à une visite libre. Voilà comment les contraintes architecturales induisent une réduction drastique du nombre de salles thématiques : de 35 espaces richement équipés aujourd'hui à une quinzaine seulement prévue pour le futur. Le "projet scientifique" s'adapte ainsi à cette énorme contrainte et dénature le Palais de la découverte au nom d'une rénovation. 

La question relative aux surfaces ne porte donc pas seulement sur la quantité de m2 mais aussi sur la qualité des m2.